Publications

Publications

  • L’Expérience de la Forêt – Sédiments 9
  • Grand format, couleur – 20€

En Dordogne, la forêt est partout. En s’y enfonçant, on découvre une grande variété d’arbres, d’arbustes et de plantes qui révèlent la nature des sols, les subtilités de la topographie ou des influences climatiques. Dernier refuge du sauvage, la forêt périgorde abrite peut-être de nouveau quelques loups aventureux. Depuis la fin de la préhistoire, les hommes connaissent sa nature bienfaitrice : terrain de chasse et de cueillette de champignons, ressource pour les usages domestiques – feu de cuisson, manche des outils, bois de charpente – ou réserve de nourriture pour les communautés villageoises et leurs animaux. Charbonniers hier et sylviculteurs aujourd’hui valorisent économiquement le bois des chênes et des châtaigniers. Les nouvelles monocultures de pins maritimes ou de peupliers suscitent des inquiétudes pour des raisons écologiques et paysagères. Beaucoup de noms de famille, de communes et de lieux-dits du Périgord trouvent également leur origine dans l’imaginaire végétal de la forêt et de ses lisières. Espace secret où se cachent les braconniers du temps de Jacquou le Croquant et les maquisards de la Seconde Guerre Mondiale, la sylve d’ici abrite aussi les sorcières et les bêtes fantastique des contes occitans. Ambivalente, les ermites s’y réfugient quand les héros doivent y affronter l’obscurité païenne et inhospitalière. Enfin, poètes et rêveurs puisent parfois au fin fond des forêts une inspiration féconde et une ultime consolation. Peut-être comme nous tous. 

Romain BONDONNEAU

  • La Dordogne des Grands Photographes – Sédiments 8
  • Grand format, photographies noir & blanc – 22€

Prises pour la plupart dans les années cinquante et soixante, ces photos en noir et blanc de Henri CARTIER-BRESSON, Jean DIEUZAIDE, Edouard BOUBAT et Raymond DEPARDON sont celles d’un temps d’avant, d’un temps que je n’ai pas connu mais que je reconnais dans l’instant : c’est celui de mon père. Aussi, ces paysannes vêtues de noir dressées sous la halle du marché, l’anse du panier à la saignée du coude et l’oeil perçant, ce maréchal-ferrant en pleine opération, ce bouilleur de cru près de la rivière, ces feuillardiers dans leur hutte, ces paysans qui fanent au soleil, ces bonnes soeurs à cornette aperçues dans une rue de Sarlat, ces attelages de boeufs et ces chevaux à oeillères dans les champs de tabac, ces premiers vacanciers au camping, ces femmes en robes fleuries devant la statue du premier homme aux Eyzies, ces lavandières sur les berges de l’Auvezère à Tourtoirac, tout cela, mon père, enfant à Ribérac dans l’après-guerre, aurait-il pu le voir. Mon père l’a vu. Ce qui me traverse alors, devant ces photos, n’est pas la nostalgie d’un monde perdu, ni celle d’un monde en train de disparaître, mais à l’inverse l’émotion que l’on éprouve devant ce qui, dans le temps, demeure. Devant ce qui persévère, devant ce qui ressemble et que je peux reconnaître, devant ce qui tient. Dordogne me désigne ce qui tient.

Maylis de KERANGAL

  • Anthologie de la Préhistoire littéraire – Sédiments 7
  • Grand format, couleur – 20€

La Préhistoire raconte. Elle raconte les aventures des pionniers et des découvreurs, les trouvailles de squelettes fossiles et d’outils de pierre taillée. Elle raconte la révélation éblouie des grottes ornées de peintures polychromes. Surtout, elle raconte l’avènement et le devenir de l’Homme au long d’un itinéraire jalonné de transformations et d’inventions, d’extinctions, de migrations et de rencontres. La fiction est rendue nécessaire en préhistoire par la nature fragmentaire de ses preuves, qu’il faut « mettre en intrigue » pour raconter une histoire. En retour, les savoirs de la préhistoire se trouvent appliqués, impliqués dans des œuvres de fiction. Depuis cent cinquante ans, tout un ensemble de textes littéraires, romanesques, poétiques, méditatifs, sont produits avec une extraordinaire profusion, et souvent une grande inventivité. L’écriture donne chair aux êtres du passé profond, les re-présente avec lyrisme, humour, fantaisie. La préhistoire s’inscrit ainsi pleinement dans notre monde, avec les œuvres de : Louis-Hyacinthe Bouilhet – Jules Verne – Gustave Flaubert – H-G Wells – Rudyard Kipling – Jack London – J-H. Rosny-Aîné – Edmond Haraucourt – Robert Ganzo – Eugène Guillevic – Marcel Pagnol – Simone de Beauvoir – Raymond Queneau – Alberto Giacometti – René Char – Vercors – William Golding – Isaac Asimov – Roy Lewis – Georges Bataille – Umberto Eco – Joseph Delteil – Italo Calvino – Pierre Albert-Birot – François Augiéras – Ernst Jünger – André Malraux – Claude Klotz – François Cavanna – Kenneth White – Eric Chevillard – Jean-Marie Laclavetine – Jean Rouaud – Pierre Bergounioux – Pierre Michon – Andrée Chedid – Jean-Loup Trassard – Pierre Soulages – Pascal Quignard – Régis Debray – Philippe Sollers -Alain Blottière – Michel Jullien – Lionel Bourg – Erri de Luca – Marie-Hélène Lafon – Gérard Titus-Carmel. Avec cette Anthologie de la préhistoire littéraire – la première du genre –  nous avons voulu déployer toute la richesse des inventions, des formes et des styles  que suscite l’évocation, par l’écriture,  de la préhistoire humaine. Ces textes tour à tour narratifs, poétiques, comiques, oniriques, tendres ou graves, relient le passé le plus lointain au présent le plus proche. Les dessins originaux de Titus-Carmel rappellent les figures gravées, les « signes » noirs tracés au charbon de bois ou à l’oxyde de manganèse sur les parois des grottes ornées. Comme ceux d’Altamira, de Niaux ou de Lascaux, ils sont la trace d’une présence, ils marquent un « moment du monde étiré dans l’infini de son histoire »…

Claudine Cohen et Romain Bondonneau

  • Alain Carrier, dessinateur et affichiste – Sédiments 6
  • Grand format, couleur – 25€

A Sarlat, c’est une véritable légende vivante. Ici, on célèbre les vieilles pierres mais aussi, et surtout, l’art de vivre qui fonde l’identité de ses habitants. Gourmand, authentique, généreux et l’esprit frondeur : Alain Carrier résume à lui seul ce caractère périgourdin. Né en 1924 dans la petite capitale du Périgord noir, Alain Carrier s’engage très tôt dans les rangs de la Résistance. Remarqué tout jeune par O’Galop (créateur du Bibendum Michelin) et par un affichiste de cinéma américain, il intègre l’atelier du grand Paul Colin. L’éblouissante carrière parisienne d’Alain Carrier lui permet de remporter les plus grands prix de l’affiche publicitaire. Il côtoie aussi de nombreux artistes comme Paul Eluard, Louis Jouvet, Edith Piaf, Bourvil, Joséphine Baker ou encore Jean Cocteau et André Malraux. Par l’intermédiaire de ce dernier, il réalise également plusieurs affiches pour le Général de Gaulle. Celles pour Amnesty International ont connu une vaste diffusion. Cette réussite ne le lui fit jamais oublier sa petite patrie sarladaise à qui il offrit une centaine de créations visuelles pour la ville, ses événements et ses associations. Ses principales oeuvres, présentes dans les collections de plusieurs musées européens, ont récemment intégré la prestigieuse Bibliothèque nationale. Ce premier ouvrage sur le dessinateur-affichiste de 93 ans retrace les grandes étapes de sa carrière d’artiste. Une douzaine de contributeurs en soulignent l’exceptionnelle diversité de qualité.

Romain Bondonneau

  •  Les Eveilleurs, ces Périgourdins qui inventent l’avenir – Sédiments 5
  • Grand format, couleur – Epuisé

Dédiée aux patrimoines historiques, culturels et naturels du Périgord, la collection Sédiments aurait pu paraître cantonnée à l’évocation du passé. Pourtant, la notion de patrimoine (du latin pater) suggère que l’on choisit, dans l’héritage laissé par nos pères, ce qu’il nous paraît essentiel de transmettre aux prochaines générations. Pour ainsi  mieux envisager l’avenir. « Souviens-toi de ton futur » suggère un texte talmudique. Accroître cette connivence entre passé, présent et futur fonde la démarche de notre ouvrage consacré cette fois à de véritables passeurs d’espérance. Afin de conjurer le catastrophisme ambiant qui conforte finalement tous les replis individualistes, nous dressons le portrait sensible d’une trentaine de Périgourdins qui inventent chaque jour un futur désirable à notre territoire. Acteurs de l’excellence culturelle pour tous, promoteurs de l’agriculture biologique, entrepreneurs originaux, militants des solidarités, fonctionnaires imaginatifs… tous renforcent et ré-enchantent les liens entre les hommes. Tous invitent à reconsidérer notre identité rurale comme une chance à saisir. Finalement, toutes les personnes suivantes nous donnent le « goût de l’avenir » : Bertrand Lassaigne – Fanny Monbouché – Patrick Aussel – Jean-François Lyphout – Brigitte et Serge Lapouge – Christophe Audivert – Jean Mottet – Roger Nouvel – Suzanne Boireau-Tartarat – Bernard Barataud – Yogan Bredel-Samson – Luc Rivière – Jean-François Martinet – James Chatenoud – Danièle Mazet-Delpeuch – Philippe Rousseau – Frank Sordat – Ludovic Chaumeil, Céline Lefebvre et Bruno Zambrana-Ferran – Thierry Boyer – Rafael Maestro – Jean-Paul Ouvrard – Coline Hugel – Francis Gires – Bernard Reviriego – Marie Cherbero – Chrystel et Bruno Lajoinie. De grandes voix engagées dans l’exercice et la connaissance de ces utopies concrètes ont également été sollicitées pour donner ampleur et valeur d’exemplarité à l’action de nos éveilleurs. Ce nouvel opus de la collection Sédiments est donc une invitation à l’optimisme. L’optimisme de la volonté et le désir de mieux regarder autour de soi les initiatives qui, parmi tant d’autres, participent à la beauté de la vie d’ici.

Romain Bondonneau

  • Doisneau et la Dordogne – Sédiments 4
  • Grand format, photographies noir & blanc – 22€

Sarlat, Souillac, Périgueux, Les Eyzies, Domme, La Roque-Gageac, Beynac, Monpazier, Terrasson, Siorac, Saint-Amand de Coly… Ces villes et villages ont retenu toute  l’attention délicate de notre « pêcheur d’images », comme Robert Doisneau aimait lui-même se définir. De sa première descente en canoë sur la Dordogne en 1937 jusqu’à la fin de sa vie, Doisneau est revenu sans cesse dans le Quercy et le Périgord voisin. Déjà, le territoire chérissait sa gastronomie et attirait les premiers touristes. Fruit d’une collaboration avec Annette Doisneau et Francine Deroudille, les filles du photographe, l’ouvrage livre la joie des vacances en famille et entre amis, ainsi que l’âme paisible des lieux. Le photographe confiait même trouver là les plus beaux paysages du monde ! Scènes de la vie paysanne et marché aux truffes, fête foraine et grottes préhistoriques, match de rugby et châteaux, épouvantails et garde-champêtre, usine de foies gras et falaises dominant la rivière… Cette centaine de photographies – pour la plupart inédites – révèlent l’exploration intime de la région et le goût des plaisirs simples. On ressent aussi le désir profond de fixer, pour l’éternité, certaines images de ce monde rural déjà crépusculaire. Fidèle à son ambition de nourrir un nouveau regard sur le Périgord en croisant les arts et les lettres, la collection Sédiments a également invité plusieurs écrivains et penseurs pour accompagner les précieux clichés. Chaque chapitre photographique s’ouvre par une aquarelle de la grande illustratrice Jacqueline Duhême, l’occasion pour elle de se souvenir d’une longue et fidèle amitié.

Romain Bondonneau et Enora Boutin

  • Bestiaire Périgourdin – Sédiments 3
  • Grand format, couleur – Epuisé

 

  • Les Beunes, vallées magnétiques – Sédiments 2 
  • Grand format, couleur – Epuisé

 

  • Autour de La Boétie et de la servitude volontaire – Sédiments 1
  • Grand format, couleur – Epuisé